Depuis près de 3 mois notre envoyé spécial dans cette superbe ville de Linars mène l'enquête. Nous venons d'apprendre par une source sûre que l'amant de Ségolène Royal, le fonctionnaire charentais venez d'acheter une maison à Linars.
Une cellule jounalistique est mise en place en relation avec la rédaction générale de Mondepolitique.
Dans les prochains jours vous en saurez plus sur la future vie charentaise de Ségolène ROYAL...
Voici la manière dont différents ministres vont occuper leurs vacances:
- François Fillon, Premier ministre, doit se rendre en Toscane en Italie.
- Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des finances et de l'Emploi fera de la plongée sous-marine dans la Presqu'île de Giens dans le Var.
- Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, partagera son temps entre la Corrèze et La Baule, avec à son programme "de la baignade, de la cuisine, un peu de sport et de la lecture".
- Hervé Morin, ministre de la Défense, partira deux semaines en Grèce "avec femme et enfants", pour "des lectures à la fois sérieuses et moins sérieuses". "L'idée de se reposer quinze jours et de buller sur une plage est quelque chose que j'apprécie comme jamais je n'ai pu l'apprécier".
- Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, résidera dans sa maison du Croisic en Loire-Atlantique.
- Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, partira en Pays Basque et l'île d'Yeu en Vendée.
- Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, se rendra à Biarritz en Pyrénées-Atlantiques.
- Fadel Amara, secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville, s'adonnera à la randonnée, au Maroc.
- Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale sera au Lavandou, dans le Var.
- Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité se rendra en Corse.
- Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique séjournera à Chamonix en Haute-Savoie.
- Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du co-développement se rendra à Mougins dans les Alpes Maritimes.
- Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, profitera de sa trêve en Toscane, en Italie.
- Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, sera lui aussi en Toscane en Italie.
- Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, séjournera sur les îles Eoliennes en Italie.
- Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales va "essayer de se décontracter un peu, mais en étant en liaison avec tous ceux" qui veillent à "la sécurité des Français".
Deux secrétaires d'Etat feront de leur propre aveu l'impasse sur les vacances:
- Christian Estrosi, le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer ne s'accordera que trois jours à la montagne pour faire du vélo et "l'ascension des sommets". Le reste du temps, il rencontrera entre autre, selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, "l'ensemble des acteurs de Polynésie", à nouveau dans une situation d'instabilité.
- Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, se consacrera pour sa part à la préparation de la session extraordinaire du mois de septembre.
[FONT=Arial]Information parue ce matin dans la Charente Libre, quotidien Charentais: Ségolène ROYAL quitte les Deux-Sévres pour la Charente afin de vivre son idylle avec un enseignant charentais. Elle aurait hésité entre deux communes voisines de la capitale charentaise FLEAC et LINARS , mais son choix se porterai plutot pour cette charmAnte ville charentaise de LINARS. MONDEPOLITIQUE sera à LINARS afin de suivre l'avancée de ce dossier.[FONT=Geneva][COLOR=blue]
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C'est l'histoire d'un reportage on ne peut plus classique, un "marronnier", comme on dit dans le langage journalistique, sur la rentrée parlementaire, réalisé par une télévision locale lyonnaise, Télé Lyon Métropole (TLM). Passé inaperçu le jour de sa diffusion, mercredi 27 juin, il a fait, depuis, le tour d'Internet. Vendredi 29 juin, plus de 200 000 internautes avaient cliqué sur le site de Dailymotion pour visualiser la séquence où l'on voit Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, traiter Anne-Marie Comparini de "salope".
La scène montre trois élus conversant rue de l'Université, à Paris, près de l'Assemblée nationale. Le député des Bouches-du-Rhône Renaud Muselier présente à Patrick Devedjian le nouveau député de la 1e circonscription du Rhône, Michel Havard, qui a éliminé au premier tour des élections législatives la députée centriste (MoDem) sortante, Anne-Marie Comparini, une fidèle de François Bayrou. "Voici celui qui a battu Anne-Marie Comparini et qui a fait un tabac, un tabac !", s'exclame Renaud Muselier avec l'accent. Patrick Devedjian prononce alors quelques mots inaudibles, masqués par le bruit d'un cyclomoteur, mais conclut tout sourire la discussion d'un "cette salope !".
La chaîne TLM a diffusé son sujet le mercredi soir. Un reportage consacré aux premiers pas de deux députés, Michel Havard (UMP) et Pascale Crozon (PS), où l'on entend bien les propos de Patrick Devedjian, mais sans qu'ils soient relevés ou soulignés par l'auteur du reportage. L'affaire est donc passée totalement inaperçue. C'est seulement le lendemain qu'un journaliste de l'hebdomadaire Tribune de Lyon, Fabrice Arfi, alerté par un confrère de TLM, se fait envoyer le reportage. Flairant le scandale, le journaliste décide à 16 heures de mettre la séquence en ligne sur Dailymotion et sur son site Internet. L'information remonte alors aux états-majors de l'UMP et du MoDem. Michel Mercier, le président centriste, appelle son homologue Dominique Perben pour lui dire qu'il va condamner les propos, demander des excuses et envoyer un communiqué à toutes les rédactions.
Les premières dépêches de l'Agence France Presse (AFP) relatant les propos de Patrick Devedjian tombent vers 20 heures. Pressé de s'expliquer, le secrétaire général de l'UMP déplore, dans un premier temps, "la diffusion d'images volées lors d'une conversation privée". Il téléphone cependant à Anne-Marie Comparini, pour s'excuser. Mais celle-ci, le lendemain, vendredi 29 juin, sur l'antenne d'Europe 1, exige des excuses publiques, au nom du "respect des femmes". "Ces propos, je les trouve choquants, déplorables. Comment peut-on dans notre pays créer la culture du débat si l'on parle ainsi de ceux qui défendent des valeurs différentes ?" En visite à Lyon, quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy déclare brièvement que "ce n'est pas une façon de parler aux femmes ni à qui que ce soit".
Interrogé par Philippe Ridet dans Le Monde, Patrick Devedjian a expliqué que "tout cela s'était passé d'une manière conne", qu'il n'avait pas vu que Michel Havard était accompagné d'un journaliste avec une caméra. "Je ne peux pas dire que ce soit un grand succès de ma part. J'aurais dit la même chose vis-à-vis d'un homme, mais ça n'aurait pas été plus acceptable non plus, j'en conviens", a-t-il déclaré un peu contrit, ajoutant qu'il n'avait jamais eu de "mauvaises relations avec Mme Comparini".
Le rédacteur en chef de TLM, Régis Guillet est formel : "Patrick Devedjian ne pouvait pas ignorer qu'il était filmé. Notre journaliste, équipé d'une grosse caméra à l'épaule, enregistrait l'échange à l'aide d'un micro très voyant, tendu vers les protagonistes." Les deux autres députés ont, eux, immédiatement saisi la portée des propos déplacés de leur collègue. "Tout cela s'est passé en quelques minutes, je sortais du Palais-Bourbon avec le journaliste de TLM qui filmait mes premiers pas. Renaud Muselier m'a fait un signe pour me présenter à Patrick Devedjian. J'ai dit ensuite au journaliste que ce n'était pas un grand moment d'histoire politique. J'ai du respect et de l'estime pour Anne-Marie Comparini, et je ne voulais pas qu'elle soit ainsi insultée." Ségolène Royal, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, a appelé vendredi Mme Comparini pour lui faire part de sa "solidarité".
e gouvernement essaie de calmer le jeu sur la réforme de la carte judiciaire qui embrase plusieurs tribunaux de province depuis une semaine. Mercredi 27 juin, Rachida Dati va créer un comité consultatif de la carte judiciaire, qui sera chargé de présenter des propositions, à la rentrée. Elle a demandé, lundi 25 juin, aux premiers présidents de cour d'appel et aux procureurs généraux de présenter pour le 30 septembre leurs "suggestions sur les schémas de redéploiement". "Cette réforme ne saurait être ni mécanique, ni géométrique, ni technocratique", a expliqué la garde des sceaux.
"Aucune décision de suppression de juridictions n'a été prise, explique le directeur de cabinet de la ministre de la justice, Michel Dobkine. Nous proposons une méthode de concertation totale pour que l'ensemble des acteurs judiciaires s'approprie la réforme de la carte judiciaire." L'objectif de la chancellerie est d'inscrire la réforme dans un processus de modernisation des tribunaux, mêlant informatisation, sécurisation et gestion des ressources humaines.
Le président de la conférence des premiers présidents, Alain Nuée, apporte son soutien à la réforme : "Il s'agit d'améliorer l'efficacité de la justice en spécialisant certaines juridictions." Le président de la conférence des bâtonniers, Frank Natali se montre rassuré, après la réunion de plusieurs avocats à la Chancellerie, samedi 23 juin : "Aucun schéma ne sera mis en place avant la fin d'une concertation approfondie. Mais tout le monde sera vigilant."
Il y aura bel et bien des juridictions supprimées. "Un tribunal qui, dans tel ou tel domaine, rend peu de décisions, ne peut pas assurer une jurisprudence de qualité" a expliqué Rachida Dati. L'inquiétude demeure, surtout dans les régions où la possibilité de suppression de la cour d'appel s'est répandue comme une traînée de poudre : Agen, Bourges, Grenoble, Metz, Nîmes, Pau. Les mouvements de grève se poursuivaient dans plusieurs barreaux, en attendant la réunion de mercredi, notamment, dans l'Indre, le Cher, à Péronne (Somme), Belley (Ain), Agen et Marmande (Lot-et-Garonne).
Les barreaux de Moselle, premiers à se mobiliser, poursuivent leur "grève totale et illimitée", mais le blocus des palais de justice a été levé "provisoirement" à Metz et Sarreguemines. À Thionville, les avocats ont maintenu le blocage du tribunal, malgré l'intervention de son président, Alphonse Thiry, qui a fait cisailler lundi à la scie sauteuse le cadenas que les grévistes avaient installé sur les grilles d'entrée du palais. À Metz, le bâtonnier Patrice Thiébaut a convaincu ses confrères de la nécessité de faire "un pas en avant, dès lors que la chancellerie a fait un pas en arrière en annonçant qu'aucune décision ne serait prise sans concertation. Les technocrates du ministère ne pourront plus passer en force. Le petit meurtre entre amis envisagé dans le silence des cabinets ministériels n'est plus possible", a-t-il déclaré à l'assemblée générale. À Sarreguemines, le bâtonnier Bertrand Hoffmann a défendu la même position que son confrère messin : "S'il faut durcir à nouveau le mouvement, nous le ferons mais nous n'avons aucun intérêt à nous épuiser durant la phase préalable à la négociation", a-t-il expliqué. Mardi, les dix députés de Moselle devaient être reçus place Vendôme.
A Nîmes, le bâtonnier joue l'apaisement : "Nous avions la crainte que le président élu fasse appliquer de façon mécanique ces propositions, explique Me Olivier Goujon. Mais je suis optimiste. Rachida Dati, la ministre de la Justice, annonce qu'elle engage une concertation. Une délocalisation de la cour d'appel de Nîmes aurait un impact direct sur notre profession. Nous défendons nos intérêts mais aussi ceux de l'économie nîmoise. Le départ de la cour d'appel correspondrait à la fermeture d'une grosse PME : 400 emplois disparus ! La cour d'appel de Nîmes, la dixième de France, a son utilité. On sait bien que plus les cours d'appel sont grandes, moins elles sont efficaces."
Le bâtonnier d'Alès, Nordine Tria, faisait partie de la délégation reçue samedi matin à Paris : "Nous sommes assurés d'une concertation. Aucun texte ne sera pris dans l'immédiat." Me Tria plaide en faveur d'Alès qui est notamment site pilote pour la communication électronique des dossiers. A Saint-Omer (Pas-de-Calais), les avocats ont bouclé le palais de justice et envoyé la clé au ministère de la justice. A Nevers, ils font la grève des audiences pour ne pas être rattaché à Dijon. "Si la cour d'appel de Bourges devait être supprimée, ce serait une catastrophe pour les avocats de Nevers", explique le bâtonnier Antoine Macquart-Moulin.
Les protestations prennent parfois un tour funèbre. A Metz, vendredi 20 juin, près de 500 avocats étaient descendus dans la rue au son des cornes de brume et vêtus de leur "noir de travail". Un enterrement symbolique du tribunal a été mis en scène par les avocats de Millau, lundi, pour commencer une grève totale et illimitée des 17 avocats de la ville. Mardi et mercredi, Pau et Bayonne affichaient des journées "Palais de justice morts."
Chiffres
Juridictions. 35 cours d'appel, 181 tribunaux de grande instance, 155 tribunaux pour enfants, 116 tribunaux des affaires de Sécurité sociale, 476 tribunaux d'instance et de police, 271 conseils de prud'hommes et 185 tribunaux de commerce.
Implantations immobilières. Celles du ministère de la justice totalisent 5,5 millions de mètres carrés.
Activité des juridictions. Pour l'année 2004, le plus petit tribunal d'instance, à Vouziers (Ardennes), a compté 39 affaires nouvelles pour un ressort de 22 500 habitants. Le plus gros, à Bordeaux, 9 883 affaires nouvelles pour 869 000 habitants.
Conformément à l'article 8 de la Constitution, le Président de la République a nommé, sur la proposition du Premier ministre :
M. Jean-Louis BORLOO, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables ; Mme Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales ; M. Bernard KOUCHNER, ministre des affaires étrangères et européennes ; Mme Christine LAGARDE, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi ; M. Brice HORTEFEUX, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement ; Mme Rachida DATI, garde des sceaux, ministre de la justice ; M. Michel BARNIER, ministre de l'agriculture et de la pêche ; M. Xavier BERTRAND, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité ; M. Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale ; Mme Valérie PECRESSE, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche ; M. Hervé MORIN, ministre de la défense ; Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports ; Mme Christine BOUTIN, ministre du logement et de la ville ; Mme Christine ALBANEL, ministre de la culture et de la communication ; M. Eric WOERTH, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique ; M. Roger KAROUTCHI, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ; M. Jean-Pierre JOUYET, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes ; M. Laurent WAUQUIEZ, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement ; M. Eric BESSON, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques ; Mme Valérie LETARD, secrétaire d'Etat auprès du ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, chargée de la solidarité ; M. Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, chargé des transports ; Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, chargée de l'écologie ; M. Christian ESTROSI, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargé de l'outre-mer ; M. André SANTINI, secrétaire d'Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, chargé de la fonction publique ; M. Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération et de la francophonie ; M. Hervé NOVELLI, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, chargé des entreprises et du commerce extérieur ; Mme Fadela AMARA, secrétaire d'Etat auprès de la ministre du logement et de la ville, chargée de la politique de la ville ; M. Alain MARLEIX, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants ; Mme Rama YADE, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et européennes, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme ; M. Luc CHATEL, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, chargé de la consommation et du tourisme ; M. Martin HIRSCH, haut commissaire, auprès du Premier ministre, aux solidarités actives contre la pauvreté. M. Bernard LAPORTE sera nommé secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse et des sports auprès de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports à la fin d'octobre, après la Coupe du monde de rugby
Monde politique revient sur ce sujet stratégique qui a servi le parti socialiste pour ce second tour.
Qu'est-ce que la TVA sociale ?
Le mécanisme dit de "TVA sociale", qui fait débat, consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages. Cela se fait via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.
Pour ses promoteurs, en tête desquels les entreprises, ce transfert de charges permet d'alléger le coût du travail en France et de taxer davantage les produits importés, notamment ceux en provenance des pays à bas coûts. Aux yeux de ses détracteurs, à gauche notamment, le système entraîne surtout une augmentation des prix qui pénalise les consommateurs, en particulier les plus modestes.
La mesure vient d'être mise en place en Allemagne où le gouvernement a relevé le taux principal de cet impôt indirect à 19% début 2007, contre 16% auparavant. Un tiers des recettes supplémentaires a été affecté à un allègement des cotisations patronales et le restant, aux finances de l'Etat fédéral. En revanche, le taux réduit de 7% appliqué à presque tous les produits alimentaires, aux transports en commun, aux livres ou encore aux journaux, n'a pas varié. Les loyers ou les prestations de santé sont eux exemptés de TVA.
Un impôt en or
La France dispose de moins de marge de manoeuvre puisque le taux de TVA principal y atteint déjà 19,6%, un niveau dans la moyenne de l'Europe où la plupart des pays affichent un taux de TVA standard compris entre 19 et 20%. Seules exception : l'Espagne (TVA à 16%), la Grande-Bretagne (17,5%), la Suède (25%) et le Danemark (25% également, sans taux réduit).
Comme dans plusieurs autres pays, certains secteurs bénéficient toutefois en France de taux de TVA réduits, à 5,5% (produits agricoles, produits culturels ou travaux de rénovation des logements) ou 2,1% (médicaments remboursés par la Sécu). Un taux de 33,33% appliqué sur les produits de luxe a été supprimé en 1992. Invention française, la taxe sur la valeur ajoutée, créée en 1954, s'applique sur le prix de vente hors taxes de tous les biens et services. C'est l'impôt qui rapporte le plus aux finances publiques, environ 126 milliards d'euros en 2006, soit presque la moitié des recettes fiscales.
D'après monsieur Raffarin cette TVA sociale aurait fait perdre 60 sièges...